Une visite initiée par le médecin du travail peut conduire au constat de l’inaptitude

Actualité
Publié le 23 mars 2026
Par le Pôle Édition

Dans un arrêt du 11 mars 2026, la Cour de cassation juge que le médecin du travail peut prendre l’initiative d’organiser une visite médicale et, le cas échéant, déclarer un salarié inapte à l’issue de celle-ci.

Dans cette affaire, un salarié est placé en arrêt de travail de manière continue depuis 2015. Pendant la suspension de son contrat de travail, il sollicite une visite médicale auprès du médecin du travail.
Quelques jours plus tard, après avoir réalisé une étude de poste, analysé les conditions de travail et échangé avec l’employeur, le médecin du travail convoque, de sa propre initiative, le salarié à une seconde visite médicale. À l’issue de cet examen, il rend un avis d’inaptitude indiquant que tout maintien du salarié dans un emploi serait gravement préjudiciable à sa santé. Quelques semaines plus tard, le salarié est licencié pour inaptitude et impossibilité de reclassement.
Le salarié conteste alors son licenciement. Il soutient que, durant un arrêt de travail pour maladie, seul un examen médical réalisé à sa demande pouvait mettre fin à la suspension de son contrat de travail et conduire au constat de son inaptitude. N’ayant pas sollicité l’organisation de la seconde visite, il estime que le médecin du travail ne pouvait pas se prononcer sur son inaptitude et que, par conséquent, son licenciement est injustifié.

La Cour de cassation rejette l’argumentation du salarié et valide la procédure de licenciement.
Elle considère que le médecin du travail, lorsqu’il prend l’initiative d’une visite médicale ponctuelle, peut constater l’inaptitude du salarié à l’issue de celle-ci, dès lors que les conditions prévues par les articles L. 4624-4 et R. 4624-42 du Code du travail sont respectées.

Ces articles peuvent vous intéresser

400 Ko
4 mai 2026
1er Mai : les éclairages de Maître Élodie Brunner dans la presse

Maître Élodie Brunner, avocate au sein de Barthélémy Avocats, a été sollicitée à plusieurs reprises par la presse spécialisée et...

Lire la suite
144 Ko
23 avril 2026
CPF : un reste à charge relevé à 150 € depuis le 2 avril 2026

En application du décret n° 2026-234 du 30 mars 2026, le reste à charge du CPF est porté à 150...

Lire la suite
182 Ko
23 avril 2026
Période d’essai et grossesse : attention au risque de discrimination en cas de rupture

Dans un arrêt du 25 mars 2026, la Cour de cassation juge que lorsque l’employeur rompt la période d’essai d’une...

Lire la suite